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Billet d’actualité du 19 mai 2017
D’AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES

La nouvelle est passée un peu inaperçue dans le brouhaha de la campagne présidentielle : en 2016, les entreprises du CAC 40 ont versé 56 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires soit les 2/3 de ce que l’Etat consacre au budget de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce chiffre, en progression de 11% par rapport à l’année précédente, est le plus haut niveau atteint depuis 2007 à la veille du crash. Ces entreprises se sont aussi montrées très généreuses pour leurs dirigeants comme par exemple SANOFI qui a versé 16,8 millions de rémunérations (1200 fois le SMIC) à son directeur. Selon les chantres du libéralisme, cette augmentation de dividendes est le signe de la bonne santé des entreprises et de l’économie.

Pourtant, pour les salariés, la potion semble plus amère. Chez Total, l’entreprise du CAC 40 la plus généreuse, il est prévu moins de 1% d’augmentation collective, tandis que chez SANOFI ou VIVENDI, ce sera zéro en 2017 comme les deux années précédentes. Pour ce qui concerne l’emploi, l’INSEE nous apprend que le nombre de chômeurs, toute catégorie confondue, s’établit en mars dernier, à 6,567 millions soit une augmentation de 1,5 % en un an.

Le constat est sans appel : les politiques d’offre menées ces dernières années en faveur des entreprises, avec des dizaines de milliards de cadeaux fiscaux (CIR, CICE, pacte de compétitivité) et la remise en cause des droits des salariés, ne servent qu’à enrichir les actionnaires. 51 % des bénéfices leur étaient reversés en 2015 et ce chiffre atteint 57 % en 2016, très loin devant la part consacrée aux investissements et à la modernisation. C’est pourtant cette même politique que le président Macron, récemment élu, se propose d’amplifier avec de nouvelles baisses et exonération de charges compensées par une hausse de 1,7 point de la CSG, une loi El Khomri puissance 10, la fin des régimes spéciaux de retraites, la suppression de 150 000 emplois dans la Fonction publique….

Une autre politique, au service des solidarités et du progrès social, passe par une autre répartition des richesses. Il est possible de donner du poids à cette alternative par le vote, lors des prochaines élections législatives et par l’engagement syndical, au quotidien sur les lieux de travail.

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